*

Je voudrais vivre dans la si parfaite lenteur des arbres.

Publicités

A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
Cet article a été publié dans écrivailleries. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour *

  1. rechab dit :

    Tu voles de branche en branche,
    Dans ton mouvement, secouant la rosée,
    Accrochée sur les feuilles.
    Je veux te rejoindre.
    Tu n’es pas si loin .
    Je fais quelques pas dans le jardin .
    Je suis sous l’arbre où tu t’es assise.
    Celui-ci est couvert de mousse.
    Je m’appuie dessus, et ma main s’enfonce,
    Elle disparaît.
    Le tronc m’appelle ainsi.
    Mon bras suit la main.
    Plus loin.
    Comme si une porte s’ouvrait.
    Jusqu’alors dérobée au regard humain.
    J’y entre tout entier.
    La porte se referme,
    Je n’y vois plus rien.
    Juste quelques rais de lumière
    Passant dans les fentes du bois.
    Il se passe quelques heures,
    Il y fait humide et chaud.
    J’y suis bien.
    Je n’entends plus ta voix.
    J’ai dû tomber dans un profond sommeil.
    Je me réveille.
    Je veux bouger.
    Ce n’est pas la peine .
    Toute une série de fibres m’enserre,
    Me relie à l’intérieur.
    De mon corps des excroissances
    Venues des épaules, de mes doigts,
    Font corps avec le creux que j’habite.
    Mes cheveux se sont fondus
    Dans une écorce intérieure moelleuse.
    Je ne cherche pas à me débattre,
    A retourner d’où je viens.
    D’abord je ne le pourrais pas.
    Je m’habitue à ‘autres sens,
    D’autres sensations,
    Elle celle toute particulière,
    Du sang, remplacé peu à peu
    Par la sève, qui me traverse,
    Et monte en moi,
    Par les racines,
    Que j’arrive à situer…
    Mieux… à sentir
    Une sève légèrement amère et sucrée,
    Fluide, très fluide…
    D’instinct je sais la distribuer,
    Identifier les branches,
    Le poids du feuillage,
    Et d’où vient le vent.
    Tu es assise assez loin du sol.
    Tu as ta place favorite.
    De temps en temps tu tenvoles,
    Mais reviens me rendre visite.
    Tu sais que mes mains sont larges,
    Et que je t’attends.


    RC- oct 2014

Réponse, avis, contre-avis, réflexion, écho, c'est ici:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s