portrait

angles et contours des lumières, les prismes miniatures rincent une ville de sons
crissants, un monde d’absence où les ombres ont le mauve même de tes cernes.
les branches nues des arbres que le vent fait griffer d’immenses espaces
ne remportent pas sur le noir de tes cils. ailleurs le vent arrache et vole le souffle
à ta bouche. jusqu’où ira ton invisible baiser …

toujours cette moire d’hiver sur nos terres, toujours ces éblouissements cristallins
mêlés de poudres et de mugissements. des steppes appellent à la perdition.
le jour se plaint. comme la nuit entonne ses lentes sidérations, voix métalliques
et parfaites à figer les lacs, le jour se déchire quand ta bouche bleuie expire
sur lui l’impossible aveu, un nom comme un lit de lichens, où mourir.

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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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