Voix de femmes -spectacle

vu et entendu Voix de femmes spectacle monté dans le cadre du 40ième anniversaire des Éditions du Noroît, avec présentation de l’éditeur Paul Bélanger.

beau. vibrance. une manière d’unité, d’orchestre du subtil, à la fois synchrone et asynchrone, voix rouges, mauves, noires, quelques touches oranges acidulées, à peine un soupçon de vert. des écritures contradictoires, puis s’appuyants les unes aux autres, enchâssées comme les voix; déclaratives, parfois creusantes, parfois en crêtes. mais les écrires en distance, en « faire attention » à la douleur, en retenue (ai entendu des cliquetis de brides tenues serrées sur le col de l’écrire, des tenues sages et à l’anglaise des assises de biais…comme pour ne rien froisser des robes ni des fleurs, ni du sang).

impressions de mouvement d’eaux, impressions de au bord de, au bord du proche de ce qui vient et s’en vient. impressions d’entrevoir comme d’entre-entendre ce qui est sur le point d’advenir. et interrogations soulevées en moi au sujet de la parole du féminin contemporain, ce qu’il en est, ce qu’il incarne et représente, ce vers quoi il tend, et le doit-il de cette manière… je voudrais voir-entendre ces voix leurs eaux debout, levées. toutes levées droites. cordes de harpes des eaux vivantes tendues au-devant de nos hordes, et tendues du cri et du jouir et du vivant vif tendu vers et plus haut que, plus fort, de cette force étrange et belle qui toujours, depuis toujours, reste non-dite, comme une bête tapie, tapie dans son état sauvage, non encore apprivoisée … cette force en silence qui fait encore tourner le monde.

je m’exhorte à la patience, comme si tous les écheveaux des écrires devaient attendre encore, patience, dormir, faire des forces, et devenir un autre printemps, un printemps autre et d’une couleur autre, comme si l’hiver allait couver une éclosion festive de [ je ]-[ vivante ] et [ parole debout ] dans les organes mâles de nos villes, frondes et allants véloces à faire de la vie dans cette vie, conjuguée au présent d’un futur plus que contemporain.

Publicités

A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
Cet article a été publié dans passages, réflexion. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Voix de femmes -spectacle

  1. La nouille dit :

    sans voix j’aurais aimé l’écrire mais j’y reviens pour le plaisir de le dire à haute voix (à transmettre d’urgence à Oslo qu’il en fasse une lecture …)

Réponse, avis, contre-avis, réflexion, écho, c'est ici:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s