psalmodie de novembre (a.7)

les yeux d’un printemps auront fleuri un versant vert
et frémissante la lumière s’épuise du monde
la lente pente d’un hiver me tombe comme je tombe
de la parole tant elle m’efface – je tombe de ce qu’était vif le désir –

passer est si longuement l’admettre « je t’arrache mon amour » disait l’été
mes veines mes larmes que la nuit les mange et les dévore
et que mes paroles agonisent aux vents de l’automne

hiver, blanc secours arrive, viens, endors-moi dans la terre profonde,
avale mes souffles dans cette bouche parfaite de sombre
couvre ma voix, mon corps et mon âme sans volonté ni désir,
rendors les yeux d’un printemps et son vert versant …

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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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4 commentaires pour psalmodie de novembre (a.7)

  1. catrin dit :

    ..parfois les mots ne veulent pas que je les entende ni que je les vois
    comme s’ils voulaient dire des choses sans les dire
    parfois j’abdique et parfois pas … maintenant j’entends
    et je sais pourquoi j’ai dû réécrire 7 fois; veuillez pardonner…

  2. catrin dit :

    note pour moi toi lui elle ceux qui que quoi :
    dans le premier il y a progression; dans ce dernier compression ( il fallait que ça s’arrête, me dis-je, on ne peut pas laisser du verbe saigner comme ça, crénom!) dans les cinq tripotages entre les deux (pardon ça fait un peu drôle) on remarque l’endroit et l’envers, les entailles et les sutures, me fallait faire vite avant que ça fige ..ensuite… j’ai retrouvé son bout d’os, à force de fouiller.

    …je vais probablement faire des Golems hideux pendant un moment (comme j’avais dit sans dire… – tiens, ça me fait penser à quelque chose…- il y a quelques temps, sous des cendres plutôt froides maintenant) nécessité de me laver/salir les mains à/dans quelque chose.. oui je sais, mais après un livre, celui-là particulièrement, j’ai comme qui dirait le mal du pays… bon, vaquons..

  3. malorietl dit :

    Tripotage d’âme, triporteur de coeur.
    Faire pousser les ailes à force de farfouiller le corps; à travaux forcés.
    On en est tous là.
    À notre façon. À la tienne, poétique Catrine.
    Merci.
    Belle journée à toi. :)

  4. catrin dit :

    oui, un peu, les travaux forcés… mais je viens de comprendre le mouvement d’enroulement autour du premier texte, je viens de comprendre ce que je ne voulais pas dire, et pourquoi le mouvement du septième ferme … et ce rapport aux ailes justement, les faire pousser … faudra que je reprenne les miennes un jour (y a bien que toi pour me répondre ça hihi)

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