2 Reprendre la marche ( cueillir le sel )

 

 

Ce ne sont pas les mains, ce ne sont pas les mains qui cueillent le sel de l’eau, mais lentement l’interne visage. Et comme les eaux sont longues à clarté venir, se penche aussi longuement que terre tout le silence qui me porte. Tout le silence qui me porte jusqu’à la nuit rouge, cette nuit rouge où les enfances des Hargnes dominent. Abîme, entends-tu mes sœurs et le chant rituel qui te maintient? Abîme, m’entends-tu au-dessus de la clameur? Abîme, reçois mon nom parce que j’ai aussi été ta fille. Je viens ouvrir mon visage à tes mains sublimes pour que tu prennes de moi ce qui n’est plus moi. – Ni tremblement ni rien, s’asseoir et laisser l’eau courir aussi lentement que le sel fleurit. 

 

 

 

 

 

 

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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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