un certain jour de juillet

un certain jour de juillet
jeudi 12/07/2012
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l’humidité délave tous les verts
comme une voûte pèse mille ans,
vaste, s’encloche la ville.
de poussières asphyxiées les lances de misère
s’étalent molles
pallida* misère, ni eau ni vent.
les fleurs
ont cet air épuisé des têtes blanches
où les dimanches s’amoncellent
et dodelinent.
 
 
 

*tradescantia pallida

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écrit en bleu

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modifié 13-07-12 C.G.
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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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5 commentaires pour un certain jour de juillet

  1. christophe93220 dit :

    J’aime beaucoup ce poème, d’une facture plus fidèle à ton style, épuré et beau.

  2. Catrine dit :

    merci, oui… parfois je cesse de lutter contre moi! ;)

  3. claireccile dit :

    J’ai repensé à un texte que j’avais beaucoup aimé, de Ludo :

    Notes d’écriture intime

    overjoyed

    après le moi de juillet, le moi d’août. à chaque mois suffit son moi. les masques, comme des feuilles, continuent de tomber de mon grand moi.
    dans le parc ce midi sur la colline il n’y avait personne. quelques arbres s’agitaient au passage d’un vent mou. et le silence des grandes vacances, quand la ville dort à l’ombre des plages, neutralisait la chaleur des rayons du soleil.
    un petit train fantôme voyage au coeur de l’été décapité. sans arrêt sans arrêt sans arrêt.

    (août 2005, mois à bave)

    **************

    Sur cette colline dans ma ville j’écrivais un objet de désarroi distancié. Oscillant entre choix et abandon, ironie et nécessité : découverte de la solitude ; du lien qui s’accroche à mon bonhomme ; patience, tresse des jours montones. Tresse…

    J’ai appris avant de poser ces lignes en 2005 qui n’ont peut-être de sens que pour ma pomme. Mots balancés d’instinct sur le pèse-personne de ma réalité séche.

    Colline un an après inchangée, naturellement présente. Même vent soufflé. Je vois mieux sa mine aux airs de vérité ; mon corps l’attrape au vol. Ca pénètre dans la peau, le tee-shirt, à travers les lunettes du soleil.

    Un an complet depuis cette colline, sur cette colline.

    Je souhaiterais ne pas oublier le face à face de ville vide, l’été aux branches iréelles flottant sur les canaux vidés du parc vacant. Claque pour un dernier réveil, leçon vers l’éveil.

    Moi simple pissenlit rendu invisible par un gazon en vrac. Les jardiniers étaient en vacances quand je commençais à cultiver les brins d’une étoile grise.

    Je ferai tout ce qui me demeure pour construire ce souvenir en tête.

    Je ferai, je ferai. C’est écrit plutôt…

    L’effort réfléchi
    Qui fabrique l’action
    Et patiemment emplit les trains d’amis
    Ceux qui s’amènent à l’heure
    Dans les gares les plus proches

    Et sur les quais, les roulettes d’un caddie, le poids d’une valise…
    Quelqu’un
    Un lien

    Je me retourne
    Un couple d’amoureux
    Un peu en amont
    Converse mains serrées

    Sur leurs bouches de rayons
    Se reflète un sourire
    Qui se joue des nuages

    Et c’est déjà fini
    RDV dans un temps
    Une seconde de colline.

    « Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie et l’aimer même si.. »

  4. Catrine dit :

    merci beaucoup Claire, ce texte de Ludo est « plein »!

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