je ne t’écris pas – 6

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
je ne t’écris pas – je m’oublie
 
je m’oublie – un vent rouge souffle sur mon pays
je m’oublie – vibrant dans le courant des marées
humaines 
elles incarnent son fleuve et son courant libre
l’allant vers le rêve que nous rêvions enfants
mais aujourd’hui
j’ai un carré rouge à la place du coeur
la fleur de lys dans la gorge
mes mains tendues sont des drapeaux
 
si je ne t’écris pas
c’est que l’histoire s’écrit
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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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5 commentaires pour je ne t’écris pas – 6

  1. Serge dit :

    D’ordinaire, et c’est très subjectivement personnel, je trouve le mariage de la politique avec la poésie tout à fait inepte. Mais là, avec ton tout petit texte, tu serais bien capable de me faire changer d’avis. Ces dix petites lignes me font comprendre (et surtout aimer), bien au-delà de ce que j’ai pu en suivre dans les média, ce qui se joue chez vous.

  2. Catrine dit :

    …d’ordinaire je suis plutôt réticente, mais celui-ci est un « naturel » qui a fleuri tout d’un coup dans mon carnet – je suis particulièrement heureuse de ton commentaire – et le moment avait quelque chose de crucial, c’était le plus important, le crucial.
    …en te répondant je me rends compte que je suis « au coeur » …et j’espère de tout ce que je suis y rester (moi qui m’en défend toujours comme si c’était une tare).

  3. christophe93220 dit :

    Cela passe bien parce que c’est plus proche de la poésie que de la politique. Il y a de l’affect, que l’on sent plus que la raison, plus que l’analyse politique. Quand l’affectif prend le pas sur la raison en politique, ça nuit au résultat ; mais là, ce poème ne traite que de l’élan du coeur, sans entrer dans les détails, et c’est pourquoi ça reste léger et beau.

  4. Catrine dit :

    Merci de ton commentaire Christophe!

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