je ne t’écris pas – 4

 

 

 

Je ne t’écris pas, je te lis. Je te lis des passages. Des passages que j’attend encore comme les corps s’attendent les uns les autres, les uns après les autres, pour se transvaser dans une infinie patience. Si les étoiles se versent, fulgurantes et lentes, jusque dans nos corps les époques passent l’une à l’autre à nous laisser perclus mais sachant, usées mais assurés d’avoir avancé jusqu’au plus loin de soi dans la trajectoire ineffable du vivre. Nous avançons dans l’invraisemblable depuis l’instant fécond des astres.

 

 

 

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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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8 commentaires pour je ne t’écris pas – 4

  1. gmc08 dit :

    THE WORLD IN A SECOND

    Je ne t’écris pas
    Mais je sais que je me relis
    Par tes yeux ou d’autres
    Je me la joue
    Comme l’empreinte d’un écho
    Que tu écrirais
    Si tu étais à ma place
    De même que ta lecture est mienne
    Quand je change de forme
    Et que j’épouse une autre apparence

  2. Catrine dit :

    …je ne sais pas, GMC, je vais réfléchir, je ne pense pas que je me la joue, mais je vais ausculter ça…

  3. gmc08 dit :

    tout le monde se la joue …..all the world’s a stage…te dirait l’ami will…..le stage de la divine comédie^^

  4. Catrine dit :

    c’est une façon de voir qui ma foi est fort loin de moi, c’est à dire que ce point de vue je l’ai déjà porté, mais puisqu’il rend cynique, use d’ironie et de sarcasme, s’habille d’amertume où se cachent mille petits poignards – ce qui blesse immanquablement, tu en conviendras avec moi – je m’en suis départie en la troquant pour une autre lunette… ;¬)

  5. gmc08 dit :

    D’UNE PLUME L’AUTRE

    Les poignards dépendent
    Du talent du poignet
    Et des influences qui guident
    Leurs trajectoires

    Suspendus dans leur course
    Ils chantent
    Comme des colibris
    Au plumage transparent

    La maîtresse de ballet
    Sait quoi faire du temps
    Qui rythme le mouvement
    De la pluie et des songes

    ou encore

    RAYURES ARGENTIQUES

    Je cicatrice des merveilles
    Quand ma vanité se tait
    Et que s’effondrent
    Les chäteaux espagnols

    Je me recouds instantanément
    Comme la plastique insondable
    De la maîtresse aux yeux d’or
    Qui fabule les mondes

    Il n’est pas de blessures
    Jamais la carrosserie ne souffre
    En d’autres lieux que le rêve
    Qu’elle-même s’est bâtie

  6. gmc08 dit :

    les digressions, c’est un peu comme une partie de surf, la main et la planche suivent leur propre chemin sur la mer

  7. Catrine dit :

    Remerciement tout particulier à l’auteur et poète Jean-Marc Lafrenière !
    http://lafreniere.over-blog.net/

  8. Catrine dit :

    un certain 18 avril 2012 …depuis un autre lieu, une réponse à un signant « A ».

    …de l’emphase, disait A.
    «Merci A., merci beaucoup, et en fait je suis d’accord avec tout ce que tu en dis, et même du zeste emphatique – pourtant il est question de musique, ou d’harmonie des sphères (http://fr.wikipedia.org/wiki/Harmonie_des_sph%C3%A8res ) d’où ce zeste.. (citron vert ou kumquat? […]) et pour la tangente c’était plutôt d’être couché « sous un ciel » […] un environnement nocturne et mouvant autant issu de l’univers très intellectuel de Kersalé, que du ciel de nuit lui-même.. (encore: la nuit de soi, étant le lieu/temps où se fait la réflexion)»

    …de la redite avancée/avançons, disait A.
    «d’avancée – avançons! mais avançons donc dans l’emphase de l’emphase, ou si tu préfères dans son arrimage : sans doute est-ce maladroit pourtant que ce n’est qu’une légère insistance sur le mouvement, légère mais importante (je veux dire que ça m’est important); j’appuie dessus, mais plus précisément dessous afin que se propulse l’idée même de l’avancée, vers le haut et vers le devant…je pousse l’idée pour qu’elle agisse/devienne effective, idée très concentrée dans/vers/par le mouvement, plus intérieurement dans le concept de la mobilité, mais davantage encore dans l’extériorisation d’une mobilisation (question d’orbite) dans/vers/par l’expression, c’est à dire que l’écrire, ici, est appuyé tout contre un passé, se rassemble et « plonge » ou « ouvre », ou mieux encore, « perfore » un invraisemblable (un réel plus que réel, un plein plus que plein , et ceci en opposition au vide, opposition consciente et résolue) et se lance dans « d’incroyables éclaboussures de particules sonores et lumineuses », pénètre dans le « radieux »… ou reçoit l’éclat – telle une compréhension neuve, un éblouissement..(ou les deux!)»

    … »Donc on est sans doute pas loin de la formule idéale, non ? » disait-il encore..
    «euh.. donc le poème est dans un premier temps, une « contemplation » (théorie), dans un deuxième temps, une « démonstration » (ou approfondissement) de l’objet de cette contemplation (soit le mouvant/mouvement et son agir), puis en conclusion, une « réalisation » (ou libération par..) illustrée par « la petite coupure », la reprise du souffle, inspiration/expiration sans quoi tout mouvement est impossible. (et je parie que je dis des niaiseries, encore, ou, qu’il nous manque un dictionnaire commun puisque tant tellement plus à l’ouest…de tes Europe) et bon, viens t’en mêler tant que tu veux!»

    […]

    sur quoi une « altermaterlibidinumpompadourum » vint me faire la morale sur la manière de mon expression, et j’envoyai paître !

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