je suis venue te dire – 8

je suis venue te dire

je n’écris pas
je n’écris toujours pas
là-bas ils allument des feux
un vieil homme était mort
il nous avait laissé la mer
mais sa voix n’était pas la sienne
Bon a voulu la lui rendre
et Bon lui a refait une traduction
toute neuve
mais ils l’ont tuée
ils l’ont tuée
c’était comme une voile fraîche
tu comprends
un drapeau pour fendre 
une mer
un océan de mots morts
fendre
une vitre de vieillerie
des aplats d’idéations
des lustres antiques
des snobinardises
tu comprends
alors là-bas
ils ont dressé des petits fanions
ils allument des feux
des mots vivants
pour la voix qui n’a pas été rendue
qu’ils ne baissent pas les bras
qu’ils ne baissent pas les bras!
 
 
 
 
 
 
pour François Bon & sa version.
 
Publicités

A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
Cet article a été publié dans impromptus, parole. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour je suis venue te dire – 8

  1. A. dit :

    The two sharks closed together and as he saw the one nearest him open his jaws and
    sink them into the silver side of the fish, he raised the club high and brought it down
    heavy and slamming onto the top of the shark’s broad head. He felt the rubbery solidity
    as the club came down. But he felt the rigidity of bone too and he struck the shark once
    more hard across the point of the nose as he slid down from the fish.
    The other shark had been in and out and now came in again with his jaws wide. The
    old man could see pieces of the meat of the fish spilling white from the corner of his jaws
    as he bumped the fish and closed his jaws. He swung at him and hit only the head and the
    shark looked at him and wrenched the meat loose.

    A propos des bras …

    A.

  2. Catrine dit :

    oui, pour les bras…

Réponse, avis, contre-avis, réflexion, écho, c'est ici:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s