dormir un peu

 
 
 
 
 
 
 
…dormir un peu
sous la dent de Février
dans la fièvre
ses lèvres hallucinées
 
écrin fondant
 
dormir un peu
dans la lumière ressurgie
l’éclat piquant
mes yeux aveugles
 
dormir un peu
                  encore
 
avant les grands feux
les joies neuves
et Mars
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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A propos 4ine

Catrine Godin vient de Québec où elle y a étudié les arts. Elle vit à Montréal, dessine, peint et écrit. En 2006, paraît un premier titre, Les ailes closes, aux Éditions du Noroît. Puis, paraît en 2012, Les chairs étranges suivi de Bleu Soudain, également aux Éditions du Noroît. En 2013 Catrine Godin est invitée au Festival International de Poésie de Trois-Rivières, elle participe au Festival Québec en toutes lettres en 2014 par l’entremise du projet Les oracles de Production Rhizome, puis en 2015, elle participe au projet Plus Haut que les Flammes, également de Production Rhizome. / pour + d'infos : mescorpsbruts.wordpress.com
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9 commentaires pour dormir un peu

  1. mulm dit :

    ça fait fondre l’hiver, j’aime beaucoup

  2. Catrine dit :

    ça, c’est chouette ! :)
    Merci Mu !

  3. bleuemarie dit :

    ah oui, dormir encore un peu…et, au réveil, ouvrir les yeux sur un printemps tout neuf :-)

  4. Salut Cat.
    Je ne suis pas vite. Je viens de découvrir.
    J’aime, avec les adjectifs aussi.
    Christiane

  5. Catrine dit :

    avec et sans, merci infiniment!
    contente de ta découverte qui m’en permet une également!
    en somme, ravie

  6. Catrine dit :

    ha oui, encore un peu … jusqu’au printemps
    ma nature ours probablement :¬)

  7. Christophe dit :

    Oui l’hibernation s’achève lentement, et communier avec le temps de l’année, c’est tarder à se lever, traîner dans les draps, attendre que les premières lueurs nous tirent du lit.
    (Le coeur de) l’ours ne doit pas s’emballer, il ne faut pas le brusquer, l’affoler. La saison n’est pas apte au stress.
    Poésie très « sensitive ». J’aime bien parce qu’elle sait communiquer son (ton) rythme, les sensations. Communion.

  8. Catrine dit :

    Ha tiens, je lis ton commentaire et je souris: l’épithète entre guillemets est probablement le seul repère à peu près stable ou constant dans mon écrivaillage. J’aime assez que tu lises d’aussi proche, non, en fait, j’aime bien!

    Je pensais dernièrement qu’il me faudrait peut-être éclairer d’avantage la démarche … mais quand tu viens lire ici, je me rend compte que les balises et les sémaphores sont plus visibles qu’il n’y paraît. Merci bien, Christophe.

  9. Christophe dit :

    « les balises et les sémaphores sont plus visibles qu’il n’y paraît. »

    Oui j’ai eu aussi cette conscience à propos de mon écriture. Quelqu’un m’a reproché de ne pas assez me livrer, de trop crypter (elle se reconnaîtra :-)), mais souvent j’écris sans réfléchir, sans conscience du sens de mes métaphores, de façon automatique, et quand je me relis, et surtout quand on me lit, je m’aperçois (avec effroi :-))) que c’est beaucoup + clair qu’il n’y paraît, voire très clair pour un initié !

    Je ne ne veux pas te faire peur mais je trouve souvent que ton écriture est limpide ! (bon, je dois souvent me tromper… :-(

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