vers Maniwaki

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: proposition estivale

C’est l’été, le temps du goût vivant, des heures chaudes passées à lire et à écrire (peut-être). Les vacances « arrivent » et pour ne plus penser à l’année de boulot (ou autre) qui vous aura compressé comme si vous étiez passé sous un camion, avec le moral au fond des souliers (euh…godasses, escarpins, mules, savates, babouches et tutti quanti), vous aimeriez bien recevoir autre chose dans votre boîte aux lettres que des comptes à payer, des publicités de condo à vendre, de maison pour retraités ou d’assurance automobile ?

— ..Ha, mais recevoir quoi ?

Une petite surprise, un cadeau estival selon l’inspiration du moment : un petit mot, un tout petit tableau, un micro-poème, une lettre ; envoyez simplement un coucou à takaldir@ sur hotmail.com, avec votre nom et votre adresse postale complète. Je me ferai un plaisir de vous faire parvenir sans frais et sans limite de frontière « un petit rien tout nu avec le sourire », comme on dit cheu-nous.

Bonnes vacances !

© Catrine Godin. maisons d’eaux, graphite, aquarelle et craie soluble. 10x15cm.

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en bleu et jaune

 

 

©Catrine Godin, 2016. fig.4 — nous sommes des demeures où le ciel dort.

 

 

 

 

pour zieuter d’autres petites choses en bleu et jaune  <— clickelà

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été’encor

 

 

 

[ entouré d’oiseaux ]

 

 

 

au presqu’été, la moelle attend le cuisant,

goulue l’ivresse à plus soif de rayons fastes,

délire photonique à longue propagation,

un bain d’or régénérant l’essence comme

la chaleur éveille les sens …d’avoir froid encore

quand le pollen des peupliers neige la ville,

amoncelle son floconeux mirage au long

des rues des trottoirs, couvrant l’herbe jusqu’à

la disparaître : d’avoir froid au coeur pourtant

que tout autour palpite et vibre le vert

vif gavé de soleil, les êtres, les créatures

les choses. entouré d’oiseaux. au milieu des fleurs.

 

 

 

 

 

 

 

[ fleurs à dire ]

 

 

 

…c’est si beau, des fleurs. si bref. si plein. ouverts.

comme certains mots sont brefs et pleins. ouverts.

de sens. de forces. de fragilité. comme les mains,

des fleurs ; nos fleurs à dire, longues à mourir.

leurs pétales écument tant l’absence le silence,

tous les espaces manquants, les manqués aussi.

 

 

 


texte inachevé (série 11-12-13)

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été – à l’autre

j’aimais. j’aimais plus que tout. t’écrire. sans but autre que n’être que cette main gauche. heures, jours, nuits, confondus ou sortis d’eux-mêmes, extraits des gestes et tâches. hors. hors alors que je me fondais littéralement. m’oubliais. mais salutaire, se perdre et se trouver en se perdant. et rire. rire dans la joie nue. franche. simple être. dégagée. dans le mouvement qui lave comme l’eau. dans un glissement d’encre, seulement. détachée. m’oubliais.

un jour tu as changé d’adresse et. un jour je n’avais plus ton adresse. c’était comme perdre la mienne, ne gagner que le doute. m’en remettre qu’à ce doute. et j’en suis toujours là. adresse perdue. j’en suis toujours au papier blanc, lisse. fraîs. j’en suis toujours au pointe feutre qui chuchote. j’en suis toujours à penser vers toi. à écrire des pages sans adresse sans but sans toi. à perdre mon adresse, lieu, état. capacité. espace. flot. et je reste dans ce geste. à lui fidèle. à lui, juste. des pages où court ma main pour me rattrapper d’un été à l’autre, en traversant les blancs d’hiver, les froidures, les solitudes, comme autrefois mes mots traversaient l’océan avec le cachet de la poste. avec des histoires de rien, des mots qui rêvaient de te parler toute la nuit (je regardais les avions lever le ciel vers…) je regarde les avions lever un ciel en n’emportant plus jamais ma main.

heures, jours, nuits confondues, ma main suspend de toutes petites lanternes entre ses mots, de chemins en chemin, cherchant sa demeure ou comme si le livre que forment toutes ces pages manuscrites pouvait l’abriter.


autour du manuscrit « l’entre jour » / inédit

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